Ariane Gagnon en 8 questions

Quand et pourquoi as-tu commencé à écrire ?

Aussitôt que j’ai su comment écrire, j’ai commencé à tenir des journaux intimes. Très jeune, j’avais apparemment besoin de déverser sur le papier mes reflux d’émotions ou les choses marquantes de mon quotidien...même si, à 7 ans, ça se résumait genre à « ma cousine est venue à la maison, c’était l’fun, yé».


D’où t’es venue l’inspiration pour écrire Dissection d’un dégoût? En le lisant, on sent que c’est un texte très personnel, est-ce que ça part de toi?

En fait, tout a commencé dans le cadre d’un cours de création littéraire que je suivais pour le plaisir à l’UQÀM. Nous devions faire un exercice d’écriture automatique, ce que j’ai fais lors d’une nuit d’insomnie après une rupture particulièrement tough. C’est à partir de ce texte que j’ai ensuite développé mon livre.


D’où vient ton amour pour la littérature ? Es-tu une grande lectrice depuis toujours ?

Mes parents sont tous les deux de fervents lecteurs, et j’ai eu la chance de grandir dans une maison où il y avait une impressionnante bibliothèque. Donc oui, je suis une grande lectrice depuis toujours.


Comment l’éditeur a-t-il réagi lorsque le texte lui a été présenté ? T'a-t-il demandé de modifier, ou de supprimer certains passages ? Y a-t-il eu une négociation sur le contenu ? Si oui, sur quoi portait-elle et comment s’est-elle déroulée ?

En fait, j’ai été chanceuse, mises à part les corrections grammaticales d’usage, je n’ai presque rien eu à retravailler. Par contre, Jeffrey et Audrey m’ont fait part de leur idée de rendre mon oeuvre non-genrée, ce qui a nécessité un peu de travail, mais j’étais bien encadrée.


À partir du moment où tu as terminé l’écriture du texte, combien de temps ça a pris avant de tenir ton œuvre entre tes mains ? Comment on se sent après avoir publié son tout premier livre ?

En tout, ça aura pris un peu moins d’un an et demi. Mais ça m’a pris pas mal de temps avant de présenter mon texte fini à un éditeur. Entre le moment où Cervidae a accepté de publier mon oeuvre et le jour de sa publication, il ne s’est écoulé que 6 mois. C’est moins qu’une période de gestation, ça!


C’est une question que je pose à toutes les autrices et auteurs que je rencontre : as-tu des habitudes particulières lorsque tu écris ?

Je rédige mieux quand j’vais pas bien. Je pense pas que ça compte comme une habitude, par exemple? Sinon, souvent, c’est soit quand je ne dors pas, ou le matin très tôt, avec une tasse de café noir, comme un cliché balzacien.


Maintenant que ton premier livre est publié, travailles-tu déjà sur ton prochain projet ? Si oui, peux-tu nous en parler un peu ?

Je viens tout juste de débuter un processus pour rédiger quelque chose d’autre, mais le projet est trop embryonnaire pour que je puisse en parler pour le moment. À suivre...(suspense)


Et pour finir en beauté, quels seraient tes cinq meilleures lectures à vie ? En gros, quels livres pourrais-tu relire éternellement ?

Ouf. C’est un peu comme de me demander de choisir entre mes enfants (que je n’ai pas).

Au moment où on se parle, les livres que je consulte le plus souvent sont :

- Folle, de Nelly Arcan

- Milk and Honey, de Rupi Kaur

- L’oeuvre complète de Nelligan

- Ariel, de Sylvia Plath

- Là, je triche, mais les épopées qui me suivent depuis l’enfance, soit Harry Potter, le Seigneur des Anneaux et Anne, la maison aux pignons verts.


Un immense merci à Ariane Gagnon pour sa participation à cette entrevue!

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