De la réception à la sélection du manuscrit : dans les coulisses du processus éditorial

Je pense qu’au fond de nous, en tant qu’amoureux de la littérature, on possède tous l’envie de voir son propre ouvrage un jour publié dans une maison d’édition. Le rêve, on s’entend, c’est de tenir l’objet-livre entre ses mains, d’en feuilleter le papier imprimé dont le moindre mot relève de notre pensée. Toutefois, bien peu d’entre nous sommes conscient.e.s de l’important travail éditorial permettant à l’aboutissement d’un tel produit. La présente série d’articles, soit Dans les coulisses du processus éditorial, vise à vous dévoiler les revers du métier, à vous informer sur les étapes nécessaires à la future publication d’un livre.


Je veux envoyer un manuscrit. Comment je m’y prends ?

Vous êtes écrivain.e.s et vous possédez un texte que vous considérez prêt pour la publication ? Sachez qu’avant d’envoyer un manuscrit, vous devez vous assurer que la qualité de ce dernier soit optimale; la réécriture s’impose, la correction grammaticale et syntaxique également. Pour les moins calés dans le domaine, prenez note que des services de correction de texte sont offerts en ligne. Suffi d’y avoir recours! Une plume négligée et un texte contenant un très grand nombre d’erreurs se verra probablement refusé dès les premières pages. Il serait dommage qu’un excellent livre dont le contenu est irréprochable soit mis de côté pour la faible qualité de la langue. De plus, l’éditeur vous demandera généralement de joindre une courte page de présentation à votre projet. Celle-ci contient, la plupart du temps, un bref résumé de votre œuvre, les valeurs qui y sont projetées et, si vous jugez cela pertinent, quelques informations vous concernant. Évitez les élans de figures, ceux qui vous liront désirent recevoir des informations complémentaires claires et précises, utiles à l’évaluation de votre travail.


J’ai cliqué sur « Envoyer ». Qu’est-ce que je fais maintenant ?

Les éditions Cervidae étant encore plutôt jeunes, nous recevons en moyenne 2 à 4 manuscrits par semaine. Il nous est donc assez aisé de faire une sélection parmi les œuvres reçues. Les réponses sont, présentement, assez rapides. Toutefois, les grandes maisons d’édition de ce monde peuvent recevoir plus d’une dizaine de manuscrits par semaine! Soyez donc compréhensif.ives : la bonne analyse d’une œuvre peut prendre du temps!


Une fois reçu, qu’est-ce qui m’indique que mon texte sera accepté ?

Conseil d’ami : lorsque vous songez à envoyer un manuscrit à une maison d’édition, assurez-vous que son contenu corresponde et soit dans la même ligne éditoriale que ce que l’entreprise publie généralement. Par exemple, si vous écrivez du fantastique, ne vous tournez pas vers une maison d’édition qui ne promeuve que des œuvres contemporaines. Un bref coup d’œil à leurs plus récentes parutions sur leur page web suffira généralement à vous situer.


De façon générale, il ne suffit au comité de lecture que de lire 5 à 10 pages pour définir si oui ou non, votre manuscrit correspond à ce qui est recherché par la maison d’édition. Certes, il arrive à tous les éditeurs d’avoir à refuser certains textes. N’allez pas croire que ce dernier est automatiquement mauvais. Comme mentionné ci-haut, il est probablement que sa ligne directrice rentre tout simplement en conflit avec celle de la maison sélectionnée. De note côté, chez Cervidae, pour être approuvé, un texte doit convaincre et être défendu à la fois par Jeffrey et par Audrey, soit les coéditeurs. Cette entente, en apparence futile, peut parfois mener à de longues conversations et à un débat intéressant!


Vous avez un manuscrit à nous présenter ? Qu’est-ce que vous attendez ? Envoyez-le-nous!

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